Kampala est la plus grande ville de l’Ouganda et également sa capitale. À l’instar de nombreuses villes, Kampala est confrontée au problème des embouteillages, qui s’aggravent aux heures de pointe. En effet, on estime à 24 000 le nombre d’heures de travail perdues chaque année du seul fait des embouteillages. À ce problème économique s’additionne un problème de transport, car le trafic affecte la mobilité des personnes, des biens et des services et nuit à l’environnement en créant des pollutions ainsi qu’à la productivité globale de la ville.

Si les causes de la circulation sont nombreuses, elle restent principalement liées au manque d’information des citoyens quant à l’activité routière. En rejoignant le réseau ASToN, la Ville souhaite relever ce défi grâce au soutien des nouvelles technologies numériques.

Kampala en chiffres

  • Population : 1,65 million (estimation 2019)
  • Superficie : 181 km²
  • Densité de la population : 9 115/km² (2019)
  • Budget de l’autorité locale : 136 millions USD et 520 milliards UGX
  • Taux de pénétration du smartphone : 60-80%
  • Taux d'accès à internet : 0-80 %
  • Participation des citoyens : Facebook, Whatsapp, Twitter - Site web des autorités locales
Ssekajja Martin , Coordinateur local ASToN, Kampala
« Une ville qui résout ses problèmes fondamentaux par l’innovation et la collaboration, et qui applique les nouvelles technologies et données au profit de tous, qui utilise l’information et la technologie pour mieux répondre aux besoins de sa communauté et de ses entreprises. Une ville intelligente favorise le bonheur des citoyens grâce à une prestation de services efficace. »

Que signifie le terme « ville intelligente » ?

Par « ville intelligente », la KCCA entend une ville dotée des technologies de l’information et capable de proposer des services publics de manière efficace et efficiente tout en répondant aux besoins des citoyens.

Secteur d’intervention privilégié
pour ASToN

MOBILITÉ

La thématique choisie par Kampala est la Mobilité.

À l’instar de nombreuses villes, Kampala est confrontée au problème des embouteillages, qui s’aggravent aux heures de pointe. La vitesse moyenne des véhicules dans l’agglomération de Kampala est d’un peu moins de 26 km/h, ce qui signifie que la plupart du temps les conducteurs sont bloqués dans la circulation. En effet, on estime à 24 000 le nombre d’heures de travail perdues chaque année du seul fait des embouteillages. La congestion est donc un problème économique ainsi qu’un problème de transport pour Kampala, car le trafic affecte la mobilité des personnes, des biens et des services, les coûts de déplacement, nuit à l’environnement en créant des pollutions ainsi qu’à la productivité globale de la ville. Les causes de la circulation sont nombreuses, mais principalement liées au manque d’information sur l’activité routière.

Constatations : le point de départ pour traiter ces problèmes

Sur la base de recherches menées durant la Phase 1, les constatations suivantes décrivent les points forts et les difficultés, inextricablement liés, qui doivent être pris en compte dans la gestion du trafic.

Diffusion limitée d’informations sur le trafic en temps réel auprès des citoyens

Des informations routières incohérentes augmentent les taux d’embouteillage dans la ville. En clair, il existe des facteurs non récurrents à l’origine des embouteillages, notamment, mais pas exclusivement, les accidents de la route, les constructions routières, les pannes de véhicules, les conditions météorologiques imprévisibles, les événements sportifs et les divertissements. Ces incidents ne sont pas relayés en temps réel aux usagers de la route, ce qui entraîne par la suite une augmentation des coûts de déplacement et l’impossibilité de prévoir la durée des déplacements.

De nombreux acteurs dans le secteur des transports ne sont pas coordonnés

Il existe à Kampala divers intervenants du secteur privé, notamment Uber et Safeboda, qui exploitent le vaste marché d’usagers de la route et la demande de transports publics. La KCCA a été limitée dans sa capacité à gérer le trafic, et les acteurs de ce secteur.

Les infrastructures de transport numériques et physiques restent limitées malgré d’autres améliorations dans la ville

Malgré la mise en œuvre récente de différents projets visant à renforcer les infrastructures de transport, comme le centre de contrôle du trafic, il existe un manque d’équipement informatique spécialisé qui permettrait de soutenir les projets de transport et les infrastructures de transport traditionnelles limitées, par exemple les places de parking, les routes, les feux de circulation.

Le capital humain déficitaire au sein de l’autorité est atténué par un leadership fort

La KCCA souffre d’un manque criant de ressources humaines en termes d’effectifs et de compétences (en particulier dans des domaines tels que la gestion du changement). Cependant, la KCCA dispose d’une expérience manifeste en termes de projets numériques et de partenariats nécessaires à leur réalisation. Il existe également un potentiel au sein des centres informatiques et des institutions universitaires prêt à être exploité, ainsi qu’une grande ambition de la part des dirigeants de la ville pour transformer les services de la KCCA.

À la lumière des tendances numériques émergentes dans le monde entier, les citoyens attendent des solutions numériques centrées sur les coûts

La majorité des citoyens de Kampala utilisent l’internet, ce qui entraîne une demande accrue de services en ligne et une interaction croissante entre l’autorité et les citoyens sur les plateformes numériques. Le groupe local ASToN s’inquiète de l’adoption par les citoyens de tout nouveaux logiciels ou applications, avec un intérêt particulier pour l’accessibilité, la flexibilité et le coût.

Tenir compte du financement modeste auquel est confrontée l’autorité

Le financement du développement numérique est limité au sein de la KCCA, ce qui signifie que le coût des systèmes numériques constitue une menace pour l’ambition du projet. Il est également difficile d’identifier les sources de financement.

Évolutivité des données actuelles sur le trafic

La KCCA a connu un succès notable en utilisant les données sur le trafic qui ont permis de réduire légèrement les retards aux principaux carrefours aux heures de pointe, par rapport au centre de contrôle du trafic. Le coût de la gestion des données et de la maintenance des nouveaux systèmes numériques est considéré comme un obstacle à la mise en œuvre des projets.