Participation citoyenne / Fracture numérique

Kigali est la plus grande ville du Rwanda et également sa capitale. Sujette à une croissance économique soutenue (augmentation du PIB d’environ 6,5% par an au cours de la dernière décennie), la ville ambitionne également de devenir l’un des principaux pôles technologiques d’Afrique et a introduit au cours des dernières années une infrastructure numérique et un éventail de services visant à se positionner comme l’une des autorités locales les plus informatisées du continent.

Cependant, le niveau de compétences numériques chez les 14-35 ans, qui représentent 53% de la population de Kigali, est très disparate. Pour pouvoir diffuser les opportunités, améliorer l’employabilité et encourager l’adoption des services numériques, Kigali se doit de réduire cette fracture numérique. C’est cette ambition que porte la Ville, au travers de sa participation au réseau ASToN.

Kigali en chiffres

  • Population : 1,2 million
  • Superficie : 731 km²
  • Densité de la population : 1 641/km²
  • Taux de pénétration du smartphone : 20-40%
  • Taux d'accès à internet : 40-60 %
  • Participation des citoyens : Site internet de l’autorité locale - Facebook, Twitter
Rubingisa Prudence , Maire de Kigali
« Pour Kigali, une Smart City signifie que les citoyens peuvent accéder à nos services sans se déplacer et utiliser de support papier. »

Que signifie le terme « ville intelligente » ?

Pour Kigali, une ville intelligente est une ville qui, sous l’impulsion du gouvernement, s’appuie sur des solutions uniques destinées à tous. Cela signifie qu’elle fournira des services axés sur les citoyens et fondés sur les besoins de la population, dans le cadre de la vie quotidienne. Kigali a pour ambition d’utiliser la technologie et les outils numériques pour le bien de tous.

Secteur d’intervention privilégié
pour ASToN

PARTICIPATION CITOYENNE / FRACTURE NUMÉRIQUE

La thématique choisie par Kigali est Participation citoyenne/ Fracture numérique.

Les personnes âgées de 14-35 ans représentent 53 % de la population de Kigali. La ville comprend donc de nombreux jeunes qui peuvent stimuler l’innovation et le changement social grâce aux technologies numériques. Cependant, le niveau de compétences numériques pour cette tranche d’âge est très disparate. Bien que certains maîtrisent les technologies numériques, certains groupes sont intéressés par les technologies TIC, mais se situent dans une situation défavorable en raison de lacunes de compétences nécessaires pour pouvoir les mettre à profit de manière constructive.
Pour pouvoir diffuser les opportunités, améliorer l’employabilité et encourager l’adoption des services numériques, Kigali se doit de réduire cette fracture numérique. L’un des indicateurs fondamentaux de succès serait une augmentation du nombre de jeunes numériquement compétents, ainsi qu’une adoption à plus grande échelle des services e-gouvernementaux et e-business.

Constatations : le point de départ pour traiter ces problèmes

Les constations suivantes constituent le point de départ dans la quête de Kigali de combler le fossé des compétences numériques pour la jeunesse. Sur la base de recherches menées durant la Phase 1, elles décrivent les points forts et les difficultés, inextricablement liés, qui doivent être pris en compte

Il existe un engagement politique fort en faveur de la transformation numérique

La ville de Kigali s’est dotée d’un programme clair visant à exécuter des projets numériques qui s’inscrivent dans le cadre des priorités stratégiques au niveau national. En exploitant le potentiel de Kigali et du Rwanda en général comme pôle numérique africain, la municipalité contribue à stimuler la croissance économique et la transformation sociétale.

L’écosystème local est robuste et sous-exploité

Le secteur de l’innovation et des nouvelles technologies est très robuste à Kigali, et l’autorité urbaine pourrait créer de meilleures synergies avec ces parties prenantes et encourager une collaboration plus approfondie. Jusqu’ici, il n’y a eu qu’une interaction limitée avec les innovateurs et les technologues locaux.

Certains projets numériques dépassent la capacité de l’autorité locale

Au niveau de l’autorité locale, on note un net déficit en termes de connaissances et de capacité à mettre en œuvre certains élément du Plan directeur Smart City. Par exemple, l’autorité urbaine dans son ensemble ne compte que deux employés dédiés aux TIC.

Le CoK a identifié un problème clair mais doit néanmoins faire preuve de prudence dans son approche

Pour que la transformation numérique systémique puisse avoir une incidence positive sur la société, il est essentiel que la jeunesse dispose de solides compétences numériques. L’autorité urbaine a clairement identifié ce problème et prévoit d’y remédier. Cependant, la ville doit veiller à ce que les solutions adoptées n’accentuent pas les inégalités actuelles, particulièrement celles qui affectent les membres les plus vulnérables de la société.